Les idées noires enfouies

Mis en avant

En vue d’un nouveau roman en cours d’édition. Il s’agit d’un roman composé de petits chapitres/textes sur une idée, une journée noire. Après tout en tant qu’écrivant n’avons nous pas la peur de la page blanche ? Ici elle sera noircie.

Chapitre 1 :

Au tout début, je me fermais face à l’idée que tu puisses partir de notre vie. Tout semblait figé autour de moi et t’avoir à mes côtés jusqu’à la fin semblait une évidence. Seulement au fil des mois j’ai été obligé d’accepter le fait que ton état ne s’améliorait pas malgré les probabilités énumérées par les médecins.

Du coup, j’ai commencé à y penser, y réfléchir. Au départ, toutes les larmes de mon corps criaient injustice. Je restais persuadée que tu n’avais pas le droit de nous abandonner ainsi et surtout maintenant. Mais finalement… Après d’y avoir réfléchi, d’être mise au courant de tes péripéties dues à ta maladie… Je me suis faite à l’idée qu’il fallait bien une fin pour tout et que malheureusement la tienne était proche.

Je n’étais et ne suis pas prête à l’idée de te perdre. Néanmoins, je suis prête à te laisser partir car je sais qu’au fond tu seras toujours un peu là. Je sais que nous parlerons de toi, des moments que l’on a passés ensemble. Mon dernier souvenir avec toi c’est cette journée “shopping” où tu m’as offert ces magnifiques pulls. Ce jour-là je t’ai remercié mille fois et ta réponse a été un petit murmure : “Il s’agit peut-être de notre dernière journée ensemble, je te veux heureuse ma chérie”. Désormais à chaque que je les porte j’ai l’impression de t’avoir à mes côtés, que tu es avec moi le temps d’une seconde.

Tu peux partir… Même si ces mots sortent de ma bouche avec le cœur lourd je sais que c’est ce que tu souhaites, que tu te sens prête. Au nom de mon amour envers toi, je me dois de te soutenir dans tes épreuves jusqu’au bout.

Je t’aime fort.

Le petit tournesol.

Annie

Actuellement je vis dans ta chambre.

Celle où tu dormais, où tu écrivais, inventais, partageais, souffrais…

La majorité du temps comme le travail et le quotidien font passer vite les journées je ne m’y attarde pas sur ce “détail”.

Seulement, lorsque je me retrouve seule à l’intérieur de cette petite pièce j’ai la sensation de revivre chacun de tes derniers instants dans celle-là même.

Voir que la couleur des murs a changé, que ce ne sont plus les mêmes meubles me donnent la sensation de t’avoir remplacée, même… effacée.

J’ai la sensation de te sentir à côté de moi, de t’entendre respirer…

Je revis à chaque fois ces dernières minutes à te tenir la main sans comprendre qu’il s’agissait des dernières que je passerai à tes côtés. Quand j’y repense elles semblaient si courtes, si rapides ces minutes.

Si cela était possible, il y a longtemps que j’aurai utilisé la machine à remonter le temps pour tout te dire, tout te raconter, tout ce que j’avais sur le cœur. A commencer par un simple et doux “Je t’aime”.

Je me sens si seule depuis ton départ. Pourtant je suis entourée, j’ai des amis, une famille mais ce sentiment ne me quitte plus depuis ce jour maudit. Je n’ai jamais autant détesté le printemps que cette année-là.

Te rejoindre est mon souhait le plus cher mais je ne pense pas que ce soit encore mon heure. J’ai encore des choses à accomplir dans ce bas-monde qui n’a ni queue ni tête. Je souhaite faire comme toi et comme tant d’autres dans ce monde, je souhaite apporter ma contribution pour améliorer notre monde. Je souhaite aider et porter main-forte à ceux qui en ont le besoin.

Être utile pour ce monde avant de partir définitivement. Le jour où ma mission sera accomplie, ce jour-là je te rejoindrai avec le sourire et les bras ouverts.

Bien à toi,

Sunflowers

Les idées noires enfouies

Chapitre 4 :

J’ai la tête lourde. M

Je me sens oppressée, emprisonnée dans un cercle vicieux et malsain qui ne fait que me dévorer de l’intérieur.

Comment me sortir de là ?

J’aimerais réussir à m’imposer, montrer qui je suis, ce que je vaux. J’ai envie d’être quelqu’un. Quelqu’un qui me plaît, me donne confiance en moi.

Quelqu’un dont je serai fière.

Les idées noires enfouies #3

Chapitre 3 :

Toi… Si tu existes…

Donne moi la mort, de la manière la plus simple, la plus naturelle, la plus rapide.

Mais fais moi mourir je t’en supplie. Je n’en peux plus de cette vie.

Je veux disparaître, ne plus rien gérer, ne plus rien ressentir. Fais moi disparaître de ce monde.

Je le ferais bien moi-même mais je n’y arrives pas. Je ne veux pas blesser ceux que j’aime et qui m’aiment.

Mais je suis fatiguée, tellement fatiguée…

Fais moi mourir, je t’en supplie.

Si tu existes… Fais le, enlève moi à ce monde.

Les idées noires enfouies #2

Chapitre 2 :

Ce monde est si grand.. Si vaste.. Si impressionnant.. Si effrayant..

Toi qui me lit, sache que j’ai peur. Tellement peur que la mort semble être la solution idéale. Et pourtant… Je ne fais rien, rien du tout pour accomplir cela. Je ne suis même pas capable de cela.

Quel a été l’intérêt de me faire venir sur ce monde ? Je sais qu’il faut de tout dans ce monde. Seulement le fait de me sentir aussi peu utile me rend malade.

J’aimerai tellement être quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui saura quoi faire de cette vie qui m’as été offerte, qui saura en profiter pleinement. J’aimerais être un homme ou bien une femme fort(e), indépendant(e) et autonome.

En tout cas, être quelqu’un serait déjà bien suffisant. Être une aide pour les autres, amener ma partition et devenir un pilier, un repère dans le but de sauver des personnes dans le désespoir.

Un texte d’Amour

Dans ce monde où l’on ne parle que des faits où le mal et la tristesse se répand, je te dédie ce texte pour glisser un peu d’amour et de douceur.

Jordan,

Aujourd’hui encore, je me demande comment j’ai pu faire pour passer à côté de toi sans ressentir ce que désormais je ressens à la moindre de mes pensées tournées vers toi (toutes quoi). On ne te le dit peut-être pas tous les jours mais tu es une personne magnifique. Tu es doux, gentil, attentionné. Un peu casse-couille des fois et têtue comme une mule mais il te fallait bien quelques défauts pour être un être-humain. Tu trouves que la timidité est l’un de tes défauts, à mes yeux c’est tout sauf ça.

Je t’aime. C’est une phrase simple à dire de nos jours et pourtant je peux t’assurer qu’à chaque fois que je te le dis j’en ressens tout le sens et les sous-entendus de ces mots envers toi. Cette boule de chaleur et de bien-être rien qu’en pensant à toi, en me souvenant de nos moments passés.

C’est peut-être bateau mais avec toi je peux être moi sans cacher mes « dons » du contrôle du vent ou mes peurs non réellement exprimées auparavant. Je me sens spéciale avec toi, j’ai l’impression de ne pas seulement être dans une relation basée sur le sexe comme une grande partie des relations des personnes de notre âge.

J’ai la sensation que l’on s’apporte mutuellement quelque chose, que l’on se pousse à être meilleur ensemble. Avec toi je pourrais discuter de tout et de n’importe quoi sans gêne. Peut-être un petit peu au début, comme pour certains sujets qui restent tabous dans notre société, mais au bout de quelques minutes tout disparaît et je me permets de communiquer et de faire librement avec toi.

Mes blagues de merde, qui sont merdiques I know, tu les écoutes quand même alors que tu pourrais me remballer car ça te saoule – peut-être au bout d’un moment- cet humour. Notre relation est précieuse à mes yeux et j’espère… Fin, je pense que c’est réciproque.

Je t’avoue qu’au début de cette relation je me demandais combien de temps cela allait durer cette fois-ci, ou alors est-ce que j’allais tenir une nouvelle relation correctement sans être départagée au fond. Et puis toi sans le savoir jour après jour tu as effacé chacune de ces questions, chacun de ces doutes qui étaient en moi. Chaque jour, petit à petit je tombais amoureuse de toi. Je t’aimais au départ dans l’hésitation de mes actes s’ils étaient bons ou non pour nous et je me retrouve désormais folle amoureuse de toi. A ne plus pouvoir me passer de toi.

Et tu sais quoi ? Même si je ne les aime pas les moments où l’on se boude. Et bien à chaque fois ça me fait réfléchir sur le fait que je ne veux pas te perdre et ma certitude que cela n’arrivera jamais. Je ne sais pas pourquoi ni comment je peux affirmer cela mais j’imagine un “nous” au futur. Je nous vois surmonter chaque épreuve que la vie nous mettra sur la route plus ou moins grande.

J’ai peur de te décevoir, de te perdre, de ne plus te plaire, de te blesser mais en même temps j’ai une certitude au fond qui me rassure et me dis que c’est impossible. Sinon la communication sera là pour que l’on puisse se comprendre, s’expliquer.

Même si maintenant, je l’avoue, tu m’as bien percé petit salopiaud de mon cœur. Il m’est impossible de te mentir pour plusieurs raisons :

  • Première raison c’est que je n’en ai pas envie ;
  • Deuxième raison est que je ne sais pas le faire
  • Troisième raison est que tu le devinerais à la seconde même où je commencerais à mentir.

Et puis je tiens beaucoup trop à ta confiance, à notre relation pour la gâcher avec des petits mensonges qui à mes yeux sont inutiles pour nous car nous pouvons tout nous dire. Comme avec son journal intime. Tu es le mien et j’espère être le tien. Tu as ma confiance totale mon Amour. Et c’est quelque chose de difficile pour moi de me l’avouer le fait d’avoir une confiance aveugle avec quelqu’un, un Homme.

Je te barde peut-être avec cette histoire, ce passé. Je sais que ce n’est rien comparer à ce qui se raconte à ce que l’on imagine. Mais au fond je te le dis à toi, dans tous les cas cela détruit la personne. Et ce qui est bien avec toi tu sais c’est quoi ? C’est que tu as compris en quelque sorte cela. Ou du moins tu ne me regardes pas tous les jours comme si j’étais une victime ou autre. Non, toi tu me regardes en tant que Marie et c’est ça qui fait du bien, qui fait qu’aujourd’hui je gère mon stress. Car du coup je n’ai plus vraiment cette image de moi j’en ai une nouvelle basée sur ton regard.

C’est très égocentrique enfin de compte ce que j’écris là mais en fait ce que j’essaie de te faire comprendre, de dire c’est que … Je ne t’aime pas simplement Jordan. Non, c’est bien plus fort ce que je ressens quand tu me regardes, me touche, ou lorsque je t’entends, sent ton parfum, portes tes t-shirts lorsque tu n’es pas là avec moi. C’est tellement fort que maintenant j’ai l’impression que te dire je t’aime ce n’est plus assez. J’aimerais trouver quelque chose, un mot, une phrase qui arriverait à se rapprocher un maximum de ce que tu représentes pour moi, de ce que je ressens envers toi, ta personne.

Quand je te dis que tu es beau, que je t’aime, que je ne veux pas te perdre, que je rêve de cet appartement avec toi ce ne sont pas des paroles en l’air typique de notre époque. Non, ici ils sont sincères et réels.

Je t’aime tout simplement, mais d’une puissance dont j’ignorais la possibilité.

C’est encore égoïste mais je t’en supplie… Ne m’abandonne pas. Je ne sais pas comment je tiendrai désormais dans cette vie en perdant ta présence, ce serait un trop gros coup dure que je ne veux jamais connaître.

Jordan, je t’aime

Marie

Journée 1

« Bonjour »

Je crois que bien que c’est le premier mot de politesse que l’on met appris.

Dans la société, il y a des normes, des codes, des tabous. Ah les tabous. Un terme qui m’intéresse. Un terme qui contient à lui seul tous les sujets « interdits » qui ont une histoire.

Actuellement nous sommes dans une période, une époque où nous nous proclamons libre. Libre d’expression, de fait, d’avoir des droits et des devoirs, de croyance, etc. Mais au fond, à mon humble avis nous sommes simplement aveuglés par l’espoir. Cet aveuglement nous cache tous les méfaits qui entoure ce monde, certains les voient et les analysent et/ou dénoncent. D’autres les ignorent pour rester dans cet état de bien-être, d’espoir, de plaisir.

Laquelle des deux parties est la plus rusée, plus intelligente ? Je ne sais pas sincèrement… Le choix est difficile entre pourvoir voir la vérité de plein fouet ou se berner d’illusions nous mettant dans un état d’esprit de bien-être.

Je pense, néanmoins, que tout dépend de chaque personne. Tout dépend du caractère, de l’état d’esprit primaire, son milieu social, ses idéaux. De même qu’il est possible d’accepter une des vérités de ce monde tout en continuant à se voiler d’illusions sur d’autres.

Je me catégoriserais bien dans la deuxième catégorie… J’aime cet état de bien-être mais je ne sais pas si j’arriverai à ignorer certaines vérités de ce monde.

Comme la présence de l’hypocrisie, du mensonge, de la douleur, du destin, la connaissance.

Quand on est confronté à une vérité tout devient géant par rapport à notre personne. Nous nous sentons petit, insignifiant pour le monde, vulnérable. Comme si nous venions simplement et juste à l’instant découvrir l’immensité de la vie, du monde dans lequel nous vivons, marchons.

A travers ces lignes j’aimerais exprimer l’une de mes confrontations. Ou du moins les événements qui sont venus troubler mes illusions, mes espoirs.

La vie n’est pas si douce… Le destin n’est pas si juste … Du moins de mon point de vue, je me sens victime de ce destin qui m’est arrivé. Mais en même temps je me sens coupable pour les raisons que la vie a choisit pour me faire vivre tout cela. Je ne sais pas de quoi il s’agit seulement je me sens coupable au minimum pour ce que j’ai affligé à mon entourage à cause de tout ce qui me perturbe et de ce que j’irais leur affligé plus tard.

Ma vie n’est pas noire pour autant, d’ailleurs elle s’améliore du moins sur certains points dans d’autres c’est du même niveau qu’avant. Elle est remplit de souvenirs merveilleux. Mais le cerveau est mauvais je trouve, il rappelle plus souvent les mauvais souvenirs plutôt que les bons.

En fait cela fait 5 ans environ que j’essaie de m’exprimer. 5 ans où je n’arrive plus à mettre des mots sur ce qui ne va pas. Je me sens obligée de prendre des coups, pour me réveiller, me forcer à parler.

Quand quelque chose de bien m’arrive, apparaît dans ma vie j’ai l’impression que je vais le perdre à tout instant, que je ne le mérite pas.

Ce que j’essaie de dire, c’est que parfois on ne semble pas être ce que nous sommes réellement, nous pouvons nous perdre. Un simple geste, mot, fait, rencontre peut tout briser en une personne. Il ne faut pas se fier aux apparences et aux paroles. Même si les mots sont les plus violents en coups. Ce sont des blessures des entailles faites à l’esprit de la personne, cela ne se soigne pas. Du moins très difficilement. Ces mots nous suivent jusqu’à la fin de notre vie. Le plus horrible c’est que nous avons majoritairement un esprit qui ne retient que ce que l’on nous reproche, nous critique.

Le monde est mal fait, je parle ici de la population humaine qui est sur Terre.

Nous prétendons certaines vertus de notre part mais finalement, dans le fond nous ne pensons qu’à nous, à notre petite personne. Seulement ce qui diverge c’est comment nous le montrons en public.

Certains assument totalement leurs côtés égocentrique. D’autres cherchent à le cacher plus ou moins en vue de ce que détermine la société de bien ou non à montrer.

Le tournesol

Il était une fois, un petit tournesol qui avait peur de grandir. Le jour lui faisait peur, les autres tournesols se moquaient de lui car il n’était pas normal. – en autre, il ne respectait pas la norme de la société du jour – Le petit tournesol était tellement timide qu’il n’osait pas se tourner vers le Soleil lui dire bonjour. Il préférait discuter avec la Lune qui le comprenait dans son petit malheur quotidien.

Mais un jour, sa grand-mère tournesol, grande fan des rayons bienfaiteurs du Soleil, lui a expliqué à travers ses histoires et son expérience comme il est bon d’apprendre à changer et à se tourner vers le monde.

Alors, petit à petit, le petit tournesol a essayé de se tourner vers le monde. Au début, cela était difficile, on ne l’acceptait pas facilement et sa timidité ne l’aidait pas. Néanmoins, il persista et un jour il trouva un ami avec qui il appris le bonheur de pouvoir rire et discuter de tout et de rien.

Un nouveau sentiment né doucement dans le cœur du petit tournesol, l’envie de découvrir le monde, de se tourner à 360° pour réussir à tout enregistrer. Il se met à aimer le Soleil, à le suivre tout au long de la journée.C’est grâce à grand-mère tournesol qu’il s’est mis à aimer le Soleil. Aujourd’hui, et jusqu’à la fin de sa petite vie de tournesol, le petit tournesol va honorer son nom en suivant du regard le Soleil, et en s’ouvrant au monde.

Le monde a toujours des leçons à nous donner, cela peut venir de haut ou de bas dans notre petite vie. La vie c’est comme une rose, elle est belle mais elle pique.

En fait, nous pouvons comparer la vie et ses petits moments avec des fleurs, c’est poétique dans un sens.

Sunflowers, V. Van Gogh