Annie

Actuellement je vis dans ta chambre.

Celle où tu dormais, où tu écrivais, inventais, partageais, souffrais…

La majorité du temps comme le travail et le quotidien font passer vite les journées je ne m’y attarde pas sur ce “détail”.

Seulement, lorsque je me retrouve seule à l’intérieur de cette petite pièce j’ai la sensation de revivre chacun de tes derniers instants dans celle-là même.

Voir que la couleur des murs a changé, que ce ne sont plus les mêmes meubles me donnent la sensation de t’avoir remplacée, même… effacée.

J’ai la sensation de te sentir à côté de moi, de t’entendre respirer…

Je revis à chaque fois ces dernières minutes à te tenir la main sans comprendre qu’il s’agissait des dernières que je passerai à tes côtés. Quand j’y repense elles semblaient si courtes, si rapides ces minutes.

Si cela était possible, il y a longtemps que j’aurai utilisé la machine à remonter le temps pour tout te dire, tout te raconter, tout ce que j’avais sur le cœur. A commencer par un simple et doux “Je t’aime”.

Je me sens si seule depuis ton départ. Pourtant je suis entourée, j’ai des amis, une famille mais ce sentiment ne me quitte plus depuis ce jour maudit. Je n’ai jamais autant détesté le printemps que cette année-là.

Te rejoindre est mon souhait le plus cher mais je ne pense pas que ce soit encore mon heure. J’ai encore des choses à accomplir dans ce bas-monde qui n’a ni queue ni tête. Je souhaite faire comme toi et comme tant d’autres dans ce monde, je souhaite apporter ma contribution pour améliorer notre monde. Je souhaite aider et porter main-forte à ceux qui en ont le besoin.

Être utile pour ce monde avant de partir définitivement. Le jour où ma mission sera accomplie, ce jour-là je te rejoindrai avec le sourire et les bras ouverts.

Bien à toi,

Sunflowers

Les idées noires enfouies

Chapitre 4 :

J’ai la tête lourde. M

Je me sens oppressée, emprisonnée dans un cercle vicieux et malsain qui ne fait que me dévorer de l’intérieur.

Comment me sortir de là ?

J’aimerais réussir à m’imposer, montrer qui je suis, ce que je vaux. J’ai envie d’être quelqu’un. Quelqu’un qui me plaît, me donne confiance en moi.

Quelqu’un dont je serai fière.

Les idées noires enfouies #3

Chapitre 3 :

Toi… Si tu existes…

Donne moi la mort, de la manière la plus simple, la plus naturelle, la plus rapide.

Mais fais moi mourir je t’en supplie. Je n’en peux plus de cette vie.

Je veux disparaître, ne plus rien gérer, ne plus rien ressentir. Fais moi disparaître de ce monde.

Je le ferais bien moi-même mais je n’y arrives pas. Je ne veux pas blesser ceux que j’aime et qui m’aiment.

Mais je suis fatiguée, tellement fatiguée…

Fais moi mourir, je t’en supplie.

Si tu existes… Fais le, enlève moi à ce monde.

Les idées noires enfouies #2

Chapitre 2 :

Ce monde est si grand.. Si vaste.. Si impressionnant.. Si effrayant..

Toi qui me lit, sache que j’ai peur. Tellement peur que la mort semble être la solution idéale. Et pourtant… Je ne fais rien, rien du tout pour accomplir cela. Je ne suis même pas capable de cela.

Quel a été l’intérêt de me faire venir sur ce monde ? Je sais qu’il faut de tout dans ce monde. Seulement le fait de me sentir aussi peu utile me rend malade.

J’aimerai tellement être quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui saura quoi faire de cette vie qui m’as été offerte, qui saura en profiter pleinement. J’aimerais être un homme ou bien une femme fort(e), indépendant(e) et autonome.

En tout cas, être quelqu’un serait déjà bien suffisant. Être une aide pour les autres, amener ma partition et devenir un pilier, un repère dans le but de sauver des personnes dans le désespoir.

Les idées noires enfouies

Mis en avant

En vue d’un nouveau roman en cours d’édition. Il s’agit d’un roman composé de petits chapitres/textes sur une idée, une journée noire. Après tout en tant qu’écrivant n’avons nous pas la peur de la page blanche ? Ici elle sera noircie.

Chapitre 1 :

Au tout début, je me fermais face à l’idée que tu puisses partir de notre vie. Tout semblait figé autour de moi et t’avoir à mes côtés jusqu’à la fin semblait une évidence. Seulement au fil des mois j’ai été obligé d’accepter le fait que ton état ne s’améliorait pas malgré les probabilités énumérées par les médecins.

Du coup, j’ai commencé à y penser, y réfléchir. Au départ, toutes les larmes de mon corps criaient injustice. Je restais persuadée que tu n’avais pas le droit de nous abandonner ainsi et surtout maintenant. Mais finalement… Après d’y avoir réfléchi, d’être mise au courant de tes péripéties dues à ta maladie… Je me suis faite à l’idée qu’il fallait bien une fin pour tout et que malheureusement la tienne était proche.

Je n’étais et ne suis pas prête à l’idée de te perdre. Néanmoins, je suis prête à te laisser partir car je sais qu’au fond tu seras toujours un peu là. Je sais que nous parlerons de toi, des moments que l’on a passés ensemble. Mon dernier souvenir avec toi c’est cette journée “shopping” où tu m’as offert ces magnifiques pulls. Ce jour-là je t’ai remercié mille fois et ta réponse a été un petit murmure : “Il s’agit peut-être de notre dernière journée ensemble, je te veux heureuse ma chérie”. Désormais à chaque que je les porte j’ai l’impression de t’avoir à mes côtés, que tu es avec moi le temps d’une seconde.

Tu peux partir… Même si ces mots sortent de ma bouche avec le cœur lourd je sais que c’est ce que tu souhaites, que tu te sens prête. Au nom de mon amour envers toi, je me dois de te soutenir dans tes épreuves jusqu’au bout.

Je t’aime fort.

Le petit tournesol.